LEWITT LW6 : Le casque de studio sans fil à très faible latence
LEWITT, constructeur reconnu dans le monde de l’audio pro, se lance dans le casque de studio sans fil avec le LW6, promettant un son non compressé et une latence inférieure à 6 ms. Une proposition très intéressante pour qui en a assez de se prendre les pieds dans le câble.
Ok, on est en 2026. Le monde entier a laissé tomber les casques filaires il y a 2 siècles, en tout cas, c’est l’effet que ça me fait. Je me faisais encore la réflexion à la salle de sport cette semaine (entre deux crises cardiaques). Quoi ? Si je vais à la salle de sport 😅. M’enfin !
MAIS… et c’est un gros mais, les casques sans fil capables de tenir la route en studio, c’est un peu le Graal. Entre la latence et la compression audio qui massacre votre signal, il y a de quoi désespérer. Du coup, quand LEWITT, un nom qui compte dans l’univers du studio professionnel, annonce le LW6, son premier casque de studio sans fil, je tends forcément l’oreille. Enfin les deux, car sinon c’est moins pratique pour un casque.
La promesse est audacieuse : un casque conçu pour le mixage, le mastering, le monitoring et l’enregistrement, avec un son sans fil PCM non compressé et une latence ultra-faible. Autant vous dire que pour celles et ceux qui, comme moi, aiment jouer live en stream sans avoir un câble qui pendouille, c’est une sacrée nouvelle. Si la promesse est tenue, ça pourrait bien changer la donne pour nombre d’entre nous. Je pense aussi notamment aux guitaristes et aux bassistes. Vous voyez très bien de quoi je veux parler, le câble dans le manche… 🤬
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Le Lewitt LW6 avec son émetteur à faible latence Realsound
Un sans-fil qui se veut pro
Le LW6 est un casque fermé, mais LEWITT nous assure une qualité sonore transparente et naturelle, habituellement l’apanage des casques ouverts. Une façon, dixit le fabricant, de garantir une reproduction sonore extrêmement précise pour des décisions fiables en studio.
Au cœur du truc, on trouve la technologie LEWITT RealSound : une transmission sans fil PCM non compressée, fonctionnant en ultra-large bande, avec une latence de 5,8 ms. L’émetteur, fourni, se connecte via une sortie casque, niveau ligne ou USB-C. La portée est annoncée à 5 mètres, de quoi se balader un peu dans le studio sans perdre le signal. Que ceux qui ont de plus grands studios soient punis. Non mais. Et on peut même utiliser deux LW6 dans la même pièce ! Bon, moi je n’ai qu’une seule tête et pas d’amis. Donc, un seul suffira 😄.
Pour les cas où le sans-fil n’est pas nécessaire, le LW6 propose des connexions analogiques et USB, ainsi que le Bluetooth pour une écoute plus décontractée en mobilité. Très pratique pour apprendre à faire confiance à son casque, que l’on soit en studio ou dehors. Bref, une solution tout-en-un sur le papier.
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Mais ce n’est pas tout. Le casque intègre un DSP (Digital Signal Processor) qui, via une application pour ordinateur ou smartphone, permet de personnaliser le son. Imaginez un égaliseur paramétrique à 5 bandes, des profils d’égalisation personnalisés, des moniteurs de studio virtuels, et même un « Loudness Guard » pour protéger vos précieuses oreilles. Les réglages sont stockés directement dans le casque, ce qui est un point non négligeable : pas besoin de lancer un logiciel en permanence, tout tourne en interne. On retrouve aussi des outils pour le mix comme les modes mono, side-stéréo ou l’inversion gauche-droite. Deux boutons programmables sur le casque offrent un accès rapide à ces fonctions.
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Côté confort, LEWITT promet une ergonomie pensée pour les longues sessions, avec de la mousse à mémoire de forme et un arceau ajustable. L’autonomie ? 21 heures, avec une recharge rapide de 15 minutes offrant 3 heures supplémentaires. Plutôt solide. Enfin, le LW6 est livré avec une licence Space Replicator Essential, le plugin de monitoring virtuel de la marque.
Le revers de la médaille du sans-fil ?
L’idée d’un casque sans fil aussi intégré est séduisante, mais soyons honnêtes : jusqu’ici, le sans-fil en studio, c’était surtout une belle promesse marketing. Le seul casque que je connaisse qui affichait une latence à peu près acceptable, c’est l'AIAIAI TMA-2 Studio Wireless+, avec ses ~16 ms en 2.4 GHz. Sauf que pour moi, c’était avant tout une grosse opération de comm : sur le papier (et dans de nombreuses vidéos YouTube), c’était magnifique. Mais dans la pratique, les retours utilisateur le sont un peu moins : entre le bruit de fond à volume élevé et les déconnexions en mode basse latence, on restait loin du compte pour du vrai travail de studio.
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Avec le LW6 et ses 5,8 ms en PCM non compressé, on passe dans une autre catégorie. LEWITT, c’est un fabricant qui vient du studio pro, pas du lifestyle. Et surtout, le DSP embarqué dans le casque change la donne : plus besoin de plugin qui tourne sur la machine, plus de dépendance logicielle. C’est du beaucoup plus sérieux. Reste à vérifier tout ça en vrai, évidemment.
J’en pense quoi ?
Je l’avoue, ce LW6 me fait de l’œil. L’idée d’une faible latence pour le monitoring en temps réel est une vraie avancée. Je me vois bien l’utilsier pour jouer live en stream. Mes moniteurs sont du côté de la console, et quand je joue au modulaire, je suis à l’autre bout du studio. J’ai besoin de mettre assez fort pour être dedans. Un casque sans fil comme le LW6 permettrait d’avoir un niveau d’écoute confortable sans que toute la maison (et les voisins) en profite(nt). Et puis je suppose qu’au niveau qualité de son, LEWITT ayant une certaine réputation à préserver dans le domaine de l’audio pro, ils n’ont pas intérêt à rater le coche. À confirmer, bien sûr.
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Jean-Michel Igéson peut enfin s’approcher de la source à enregistrer avec son nouveau casque
Au-delà de mes propres usages, avoir ce genre de casque pour une session d’enregistrement peut être vraiment très utile pour placer un micro tout en entendant le résultat. Avec son design fermé, on reste à peu près isolé des bruits extérieurs et on peut placer son micro au meilleur endroit. Bon, il faudra rester dans les 5 mètres de portée, ce qui nécessitera de travailler un peu la solution de monitoring dans la cabine d’enregistrement et avoir l’ampli casque pas trop loin.
En tout cas, la promesse d’un casque fermé qui sonne comme un ouvert est toujours un pari osé, et pas toujours bien réussi. Mais s’ils y sont parvenus, ce serait un atout majeur pour l’isolation sans sacrifier la transparence. Le fait que les réglages DSP soient embarqués dans le casque est, pour moi, un autre argument de poids.
Comme ce casque peut aussi être utilisé à des fins récréatives en bluetooth classique, on aurait pu imaginer un système de réduction de bruit intégré, qui n’est malheureusement pas disponible sur ce modèle. À 599€, ce n’est pas un investissement anodin, mais si le LW6 tient toutes ses promesses en termes de qualité sonore, de latence et de confort, il pourrait bien se faire une place de choix dans les studios. À voir à l’usage, bien sûr.
Animateur principal de l'émission, SynthTuber par défaut, Knarf jongle sur une jambe avec des câbles TRS. Il faut dire qu'il sévit depuis bien trop longtemps sur Internet. Knarf réalise également la série MP3 "Les Aventuriers du Survivaure" dont les épisodes sortent environ tous les 182 ans. Son passif d'ingénieur du son de réserve et le fait qu'il soit maintenant très vieux lui confère le plaisir et l'honneur d'animer Les Sondiers.
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