Austrian Audio : Triple nomination aux NAMM TEC Awards
Il y a des nouvelles qui tombent et qui font plaisir, même si elles confirment une tendance qu’on avait déjà vue se dessiner. Austrian Audio, ce constructeur dont l’héritage autrichien pèse son poids (les connaisseurs comprendront l’allusion à une certaine marque qui n’est plus ce qu’elle était et dont le nom commence par A, finit par G avec un K au milieu), vient de décrocher non pas une, mais trois nominations aux 42èmes NAMM TEC Awards. C’est quand même pas rien, même s’ils n’ont pas encore gagné l’award en question😅.
Ces produits nominés couvrent un spectre assez large : du studio professionnel à l’écoute haute-fidélité. C’est intéressant de voir une marque s’attaquer à plusieurs fronts avec un tel jusqu’au-boutisme. Voyons ça un peu plus en détail.
Le micro grosse caisse OC-B6 qui encaisse de cheval
Commençons par l'OC-B6, un micro condensateur à large diaphragme, spécifiquement conçu pour la grosse caisse. Austrian Audio affirme qu’il est le premier du genre à être construit exclusivement pour cet instrument. Il a l’air de vouloir - je cite - complètement redéfinir la façon dont les basses fréquences sont capturées 🧐. Hmmm… ok. C’est une promesse ambitieuse, mais pour capter la grosse caisse, il en faut. Surtout avec un micro à condensateur (rapport au niveau de pression acoustique à encaisser).
Mais voilà, ce micro est capable d’encaisser des niveaux de pression acoustique extrêmes, allant au-delà de 170 dB (oui, vous avez bien lu, cent soixante-dix dB), et ce, sans pré-EQ ni distorsion. Je rappelle à toutes fins utiles que le seuil de douleur, c’est environ 120dB 😆. Du coup, les ingénieurs studio et live devraient apprécier cette énorme marge de manœuvre. Et cerise sur le gâteau (ou plutôt sur le micro), il dispose d’une tête rotative à 220°. Autant vous dire que pour le placement, c’est hyper pratique. Ça, c’est un point que j’apprécie.
Le CC8-SC : petite taille, en studio ou en live
Ensuite, le CC8-SC, un micro condensateur "True Condenser" à petite membrane et à directivité supercardioïde. C’est la suite logique de la série CC8, et il met en avant une capsule OCC7 fabriquée à la main. Le but ? Isoler les sons avec une précision chirurgicale et réduire au maximum la repisse sur scène. Vous savez, c’est le mot pas joli pour parler du bruit parasite qui vient d’autres instruments et qui énerve 😆.
Ses specs techniques sont plutôt alléchantes : un bruit propre "ultra-faible" (13 dB(A)) et une capacité à gérer des pressions acoustiques impressionnantes (jusqu’à 155 dB SPL). On retrouve aussi un pad atténuateur commutable (-10 dB, -20 dB) et un filtre passe-haut (60 Hz et 120 Hz). Ces caractéristiques en font un outil polyvalent, aussi bien pour la prise d’instruments en studio que pour le renforcement sonore en live. Je ne l’ai pas vu en action, mais connaissant la qualité générale des produits Austrian Audio, j’imagine que cela doit être intéressant et proprement faire le job. Il est affiché à 499 €, ce qui, pour ce niveau de qualité, n’est pas excessif.
The Arranger : de l’audiophile au professionnel du son
Enfin, le casque The Arranger. C’est un casque de référence ouvert, qui veut faire le pont entre l’écoute audiophile et le travail professionnel en studio. Il est équipé d’un driver de 44 mm avec un revêtement DLC (Diamond-Like Carbon), conçu sur mesure par Austrian Audio. L’idée est d’offrir une scène sonore large et naturelle, une belle profondeur spatiale, et surtout, une bonne durabilité.
Ce casque est pensé pour être réparable, ce qui est un point crucial et souvent négligé dans cette gamme de prix (999 € tout de même). Les coussinets d’oreille et l’arceau peuvent être remplacés, ce qui prolonge significativement la durée de vie du produit. Sa conception pliable, assez rare pour un casque de cette catégorie, facilite le transport. La connectique est amovible, avec un câble TRS symétrique à 4 broches, et des options Pentaconn ou XLR 5 broches sont disponibles. Tout ce que j’aime lire dans les specs d’un casque ! Son impédance de 25 Ω permet de l’utiliser même avec des appareils mobiles sans ampli dédié, ce qui n’est pas toujours le cas avec ce type de produit. Là, c’est plus surprenant, pour un casque qui se veut aussi à l’aise dans le salon qu’au studio, où on a plutôt l’habitude d’impédances 10 fois supérieures. Bon, à tester.
Ce qu’en dit le monde… ou presque
Les premiers retours que l’on commence à entendre sont plutôt positifs, notamment sur la philosophie générale. Pour l’OC-B6, certains professionnels qui l’ont déjà eu entre les mains semblent apprécier sa capacité à « sculpter » le son de grosse caisse 🤨. Quant à The Arranger, les audiophiles et les ingénieurs semblent reconnaître sa qualité globale et la richesse de sa restitution. Bon, plus qu’à tester tout ça pour confirmer !
Le CC8-SC est d’ores et déjà disponible au prix de 499 €. Le casque The Arranger est également sur le marché, affiché à 999 €. Concernant l'OC-B6, celui-ci est disponible au prix de 499€.
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