Hapax 3.20 gère maintenant l’aftertouch polyphonique
Vous le savez, le Hapax de Squarp s’est rapidement imposé comme une référence dans le monde des séquenceurs hardware, notamment grâce à son workflow super intuitif, sa profusion de connectiques, ses effets MIDI géniaux, et plus récemment le support du MIDI Polyphonic Expression (MPE) dans sa version 3.0. Avec cette nouvelle mise à jour 3.20, Squarp ne fait que renforcer l’arsenal de sa machine, la positionnant un peu plus comme l’un des séquenceurs physiques les plus puissants et les plus complets du marché.
Pour ma part, j’en suis un utilisateur régulier et je dois bien vous avouer que c’est une sacrée machine. Il y a des mises à jour qui sont plus anecdotiques, et puis il y a celles qui ajoutent une vraie corde à l’arc d’un instrument. Celle-ci fait clairement partie de la seconde catégorie.
Les nouveautés de la 3.20
La nouveauté majeure de cette version 3.20 est l’arrivée de l'aftertouch polyphonique. Squarp introduit un nouveau type de piste, la piste AFTR, qui se niche juste après le MPE dans la liste des types de pistes. Concrètement, cela signifie que vous pouvez désormais enregistrer, lire et éditer l’aftertouch de chaque note individuellement. Chaque note garde sa propre courbe de pression, modifiable en mode Step. Le déplacement ou la transposition d’une note emporte avec elle son aftertouch, ce qui est d’une logique implacable. Pas besoin de configurer de zone MPE complexe, un seul canal d’entrée et de sortie suffit pour interagir avec n’importe quel synthétiseur, que ce soit en DIN MIDI ou USB.
Mais ce n’est pas tout pour l’aftertouch. Le Hapax peut maintenant servir de routeur MIDI sans « avaler » les données de pression, car l’aftertouch polyphonique entrant est transmis à la sortie, et ce, sur tous les types de pistes. Et si votre clavier ne crache que de l’aftertouch de canal (une valeur unique pour tout le canal, qu’on appelle aussi l’aftertouch monophonique ou aftertouch tout court), une piste AFTR saura quand même l’enregistrer, appliquant la valeur à toutes les notes actuellement tenues. Pas bête du tout.
En plus de ça, Squarp a musclé la section Sync In. Les taux de l’horloge CV montent maintenant jusqu’à 96 ppqn (avec 48 ppqn également disponible), contre 24 ppqn auparavant. Cela rend le Hapax capable de se synchroniser avec une horloge audio venant d’une DAW ou d’un système modulaire avec une précision plus importante. Et pour les performances live ou les setups instables, deux nouveaux paramètres sont bienvenus : Clock Timeout permet au Hapax de basculer sur son horloge interne si le signal externe est perdu (CV, MIDI ou USB), et CV Follow Tempo autorise le BPM du projet à suivre l’horloge CV entrante, comme c’était déjà le cas pour l’horloge MIDI.
Quelques améliorations de performance sont également de la partie, notamment sur la gestion des automatisations, ce qui devrait rendre les projets chargés encore plus fluides. Et comme toujours avec Squarp, un lot de correctifs de bugs vient compléter le tableau, réglant des soucis variés, de l’arpégiateur aux définitions d’instruments. Bref, des petits ajustements pour une expérience toujours plus robuste.
Pour rappel, les précédentes mises à jour avaient déjà apporté pas mal de choses. La 3.10, par exemple, avait introduit jusqu’à 16 lignes de batterie pour le Step Drum, de nouveaux layouts de pads live, et un effet Spring polyvalent. Sans oublier la compatibilité MPE dès la 3.0, qui faisait déjà du Hapax un séquenceur hors pair. C’est toute cette accumulation qui le rend si complet aujourd’hui.
Un séquenceur qui n’arrête pas d’évoluer
Je vous le disais en préambule, en tant qu’utilisateur du Hapax, je suis extrêmement satisfait de cette machine. Franchement, il faudrait vraiment être difficile pour ne pas l’être. Son workflow est d’une logique et d’une simplicité désarmantes. Comme je l’expliquais dans la vidéo que j’ai pu lui consacrer il y a quelques mois (vous l’avez regardée, pas vrai ? Hein que vous l’avez regardée ?), c’est une vraie masterclass d’ergonomie. Tout y est incroyablement intuitif et fonctionnel, c’est une des rares machines que je possède où je passe effectivement beaucoup plus de temps à faire de la musique qu’à chercher dans les menus.
Avec la gestion poussée du MPE, et maintenant l’aftertouch polyphonique qui arrive à point nommé, le Hapax confirme son statut d’outil de composition et de performance de premier plan.
Cependant, si je devais émettre un vœu – un rêve absolu, pour en faire le séquenceur ultime et absolument parfait – ce serait l’ajout d’un mode snapshot global. Imaginez pouvoir recharger en une seule fois les snapshots sur toutes les pistes simultanément. Ça en ferait un outil tellement incroyable pour les drops en live ! Un peu sur le modèle de la fonction save/reload d’une Digibox Elektron. Je lance un appel à Squarp : ce serait tellement génial ! Vous feriez des heureux, croyez-moi (moi, au moins). En attendant, il y a déjà largement de quoi faire avec cette nouvelle v3.20.
Prix et disponibilité
Le Squarp Hapax est actuellement en stock au prix de 1080€ HT (1296€ TTC) sur le site officiel de Squarp. La mise à jour 3.20 est bien entendu gratuite pour tous les possesseurs de la machine, et je vous invite à consulter la page firmware pour les instructions d’installation.
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