L'INVENTION QUI A TRANSFORMÉ LA PRODUCTION MUSICALE (IL Y A 30 ANS)
En 1996, Steinberg publie le VST — Virtual Studio Technology — et change la donne de la musique assistée par ordinateur. À l'époque, l'audio en temps réel sur un ordinateur passe par des cartes DSP hors de prix, réservées aux studios professionnels ; un sampler Akai CD3000 se paie 19 000 francs, soit près de 4 700 € d'aujourd'hui. Retour sur ce contexte, entre Cubase Audio sur Atari Falcon, le « direct to disc » et les premières boîtes de Cubase pour Windows, manuels papier compris.
La vraie rupture tient au SDK proposé aux développeurs tiers : un kit qui permet à n'importe qui d'écrire — et de vendre — des plugins au format VST. Tout un marché en naît, de Native Instruments à Waves, d'Arturia et sa V Collection aux émulations Korg. Suit le VST 2, qui ajoute le MIDI et ouvre la voie aux instruments virtuels avec Neon, premier synthé VST de Steinberg, puis le VST 3, finalement placé sous licence MIT quand la communauté s'inquiète de voir un seul acteur tenir le sort de milliers de plugins.
Pour les 30 ans du format, Steinberg réédite gratuitement ses plugins historiques sous le nom Steinberg Classics : Neon, Karlette (delay à bande), VB-1 (basse), LM-7 (boîte à rythmes) et CS40 (synthé polyphonique). Une petite production réalisée uniquement avec ces rééditions les fait entendre, avant un détour par HALion : sampler à ses débuts — la version 3 était alors l'un des seuls à lire les CD-ROM au format Akai —, devenu en version 7.5 le synthé phare de la marque, entre soustractif, tables d'ondes, FM et granulaire. Une promotion allant jusqu'à −60 % sur la boutique Steinberg accompagnait cette sortie, jusqu'au 24 août 2026.
Vidéo réalisée en partenariat avec Steinberg