Native Instruments rejoint inMusic : la fin d'une ère, ou le début d'une nouvelle ?
Il y a quelques jours, en pleine effervescence de la Superbooth 2026, une nouvelle a commencé à circuler, puis s'est confirmée, faisant l'effet d'une petite bombe dans l'industrie musicale : Native Instruments s'apprête à passer sous le giron d'inMusic. Pour beaucoup, c'est une surprise. Pour d'autres, qui suivaient les signes — notamment l'intégration des banques de sons Play Series de NI dans les MPC autonomes d'Akai, et le support NKS pour leurs contrôleurs MIDI —, on pouvait s'en douter. Disons que la cohabitation n'était pas un secret.
Ce n'est pas un secret non plus que Native Instruments a connu des turbulences financières ces dernières années, au point que la marque était entrée en procédure préliminaire d'insolvabilité courant Janvier 2026. Du coup, cette acquisition, dont les signatures finales sont encore en cours, représente pour beaucoup un soulagement. Il était temps de trouver une issue, et le fait que ce soit un acteur majeur de l'industrie plutôt qu'une énième société de capital-investissement est, à mes yeux, plutôt une bonne nouvelle. On a déjà donné avec ce genre de montage, pas vrai ?
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Un géant en absorbe un autre, et tout le catalogue avec
inMusic, pour ceux qui ne suivraient pas, c'est l'empire de Jack O’Donnell, qui regroupe déjà des noms comme Akai, Moog, Alesis, M-Audio, Numark, et bien d'autres. Autant dire un mastodonte. Avec Native Instruments, ce n'est pas seulement la marque berlinoise qui est concernée, mais l'ensemble de ses filiales : iZotope (Ozone, RX), Plugin Alliance et Brainworx. C'est donc un catalogue logiciel absolument colossal qui vient s'ajouter à l'arsenal d'inMusic, eclipsant au passage leur propre marque Air Music Tech.
Imaginez un peu le bestiaire : Komplete, avec Kontakt, Massive, Reaktor, plus toute la suite de mastering et de réparation audio d'iZotope, et les innombrables plugins de Plugin Alliance. «Native Instruments représente tout ce que nous recherchons chez un partenaire : des produits exceptionnels, une communauté profondément engagée et un point de vue clair sur ce que les musiciens veulent», a déclaré Jack O’Donnell, le PDG d'inMusic. Du coup, ils ont de quoi voir venir et surtout, de quoi muscler considérablement leur offre logicielle. L'encre n'est pas encore sèche sur tous les documents, mais la direction est claire.
La communauté entre espoir et interrogations
Les réactions du public, comme on peut s'y attendre, sont mitigées mais teintées d'un certain pragmatisme. Beaucoup de musiciennes et musiciens sont soulagés de voir Native Instruments échapper à la pire des issues, saluant le fait qu'un acteur industriel, et non un fonds de pension, reprenne le flambeau. Pour certains, c'est une excellente nouvelle pour l'écosystème MPC, avec l'espoir de voir des intégrations encore plus poussées entre Maschine et MPC, ou même des éléments de Kontakt et Massive directement dans l'hardware Akai. Une forme de synergie tant attendue.
Pourtant, d'autres expriment des inquiétudes légitimes. La concentration du marché est un sujet sensible. Quid de l'avenir de produits qui pourraient entrer en concurrence directe, comme le hardware Maschine face aux MPC, ou les contrôleurs MIDI NI face à ceux d'Akai/M-Audio/Alesis ? Et qu'adviendra-t-il des produits plus « de niche » comme Reaktor, que la communauté adore mais qui sont peut-être moins mainstream ? Il y a aussi cette interrogation sur le sort des équipes et des emplois chez Native Instruments. C'est toujours une période incertaine pour les salariés.
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Mon avis sur la question
Vous savez, quand une entreprise comme Native Instruments se retrouve en difficulté, c'est un peu un crève-cœur pour nous tous qui utilisons leurs outils depuis des années. L'idée de les voir disparaître ou être dépecés par des fonds d'investissement sans âme, c'est la tristesse. Du coup, même si je ne suis pas le plus grand fan de la concentration outrancière dans notre industrie, je dois admettre que cette acquisition par inMusic est, dans ce contexte, plutôt rassurante. Au moins, c'est un groupe qui connaît notre monde, qui fabrique des instruments et des logiciels, et qui a une vision. Du moins, je l'espère.
Ceci dit, je m'attends à ce que inMusic veuille rationaliser tout ça. Faire des économies d'échelle, c'est le nerf de la guerre. On peut imaginer que les fonctions support (marketing, ventes, RH, comptabilité, voire l'informatique) seront centralisées, et que certaines équipes devront s'adapter. Mais mon espoir, c'est que cette nouvelle dynamique apporte un souffle nouveau, surtout pour le hardware. On a besoin de voir des marques qui osent, qui innovent. Native Instruments a toujours eu cette étincelle. J'ai hâte de voir ce que cette nouvelle ère nous réserve, particulièrement en termes de nouveautés matérielles. C'est sans doute idiot, mais je fais aussi confiance à l'expérience et à la vision de Jack O'Donnell.
Et alors le futur, c'est quoi ?
Pour l'heure, inMusic et Native Instruments ont confirmé que « les activités se poursuivent normalement pour toutes les marques et sur tous les territoires de Native Instruments. Les produits, services, plateformes et le support client restent entièrement disponibles. » La transaction devrait se finaliser dans les prochaines semaines. Nous attendons avec impatience les détails des plans d'intégration à venir.
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